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Strasbourg comme toute l’Alsace fut rattachée entre 1871 et 1918 à l’Allemagne. Parallèlement, dans toute l’Europe, c’est durant cette période que des créateurs, des décorateurs et des architectes avant-gardistes développent un « Art nouveau » ayant vocation à toucher toutes les sphères de la société, de l’architecture des villes à la mode vestimentaire. A Strasbourg alors allemande, cette tendance artistique est connue sous le nom de « Jugendstil » et se manifeste surtout par des façades colorées et de majestueuses entrées d’immeubles aux lignes courbes et élancées, largement inspirées de décors végétaux et de dessins floraux. Retour plus d’un siècle en arrière.


Quelques repères

Le mouvement de l’Art nouveau se développe dans la seconde moitié du 19ème siècle en réaction au classicisme artistique d’alors. Il consacre le retour à l’artisanat, à l’association du Beau et de l’utile à travers tous les objets du quotidien et veut remettre au goût du jour l’art de l’ébénisterie, de la poterie, de l’émaillage, tout en renouant avec la nature. Car désormais, c’est la nature dans toute sa splendeur qui inspire les créateurs. Et alors que les meubles, les tissus et les papiers-peints sont décorés de motifs floraux, l'architecture suit aussi cette voie esthétique et technique, utilisant de nouveaux matériaux tels que le fer, la céramique et le verre.

En France, c’est d’abord à Nancy que s’affirme l’Art nouveau par l’intermédiaire de grands noms comme les maîtres-verriers Emile Gallé et René Lalique, l’ébéniste Louis Majorelle ou encore l’architecte Hector Guimard, connu au travers des bouches de métro parisiennes dont il est à l’origine. Ce courant artistique nouveau gagnera toute l'Europe, de Vienne à Londres, en passant par Berlin, Bruxelles, Paris et… Strasbourg.


L'Art nouveau à Strasbourg

A la fin du 19ème siècle et jusqu’à la Première Guerre mondiale, Strasbourg devait être la vitrine économique et culturelle allemande. Deux écoles de l’Art nouveau vont alors s’affronter à Strasbourg : d’un côté des architectes formés à Berlin, Munich et Karlsruhe et de l’autre des architectes formés essentiellement à Paris et Nancy. Des architectes comme Heinrich Backes et Franz Lutke laisseront ainsi leur emprunte sur la ville grâce à des édifices que chacun d’entre nous reconnaîtra, comme la villa du 24 rue Twinger et les immeubles de rapport situés au 56 Allée de la Robertsau, au 22 rue du Général de Castelnau et au 46 Avenue des Vosges.

L’influence française n’est toutefois pas en reste, à l’image de la splendide villa du 76 Allée de la Robertsau qui abrite depuis de nombreuses années l'Association Parlementaire Européenne, construite à partir de 1897 pour le célèbre brasseur Louis Oscar Schutzenberger, et de l’immeuble de rapport du 1 place Broglie construit en 1899, dont les spécialistes notent la « patte » très parisienne d’Hector Guimard.


L'Art nouveau, un mouvement éphémère

A Strasbourg, c’est plusieurs dizaines d’immeubles et de villas « Art nouveau » qui auront été construits en une vingtaine d’années, essentiellement aux Contades et à l’Orangerie comme nous l’avons vu mais également à la Krutenau au 50 rue de Zurich, au Neudorf au 20 rue Jules Rathgeber et 55 route du Polygone et dans le quartier gare au 20 boulevard de Lyon.

La Première Guerre mondiale mettra fin à l’influence éphémère de l’Art nouveau pour céder la place au style plus anguleux, géométrique et sobre de l’Art déco, dès les années 1920.

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